Atelier : Cabine de sablage

Posté le 29/11/2011 à 00:56
Une cabine de sablage/microbillage... Voilà un outil que je voulais depuis longtemps! icone smiley wink
Les modèles du marchés étant trop chers à mon gout, et de plus jamais aux bonnes dimensions (soit trop petit, soit trop grand), je me suis fabriqué une cabine sur mesure, aux dimensions idéales pour mon usage.

Les plans :



Comme d'habitude, je commence par des plans sous SketchUp (si vous êtes un habitué de ShamWerks, ça ne devrait pas être une surprise!)...

Pour un fonctionnement correct, il faut que le bac de récupération en forme d'entonnoir en bas ait une pente suffisante pour que le sable glisse au fond. Ça m'oblige à avoir un design assez "haut sur patte", ce qui rajoute de la hauteur à l'ensemble, qui est déjà bien haut étant posé sur mon établi (à 95cm du sol)... Du coup, si je veux que la cabine soit sur mon établi, et qu'en même temps l'inclinaison de l'entonnoir soit suffisante, je n'ai pas le choix, il faudra que je sois moi-même debout sur un support (une jante?) pour pouvoir avoir une position de travail acceptable.

Coté taille, j'ai dimensionné la cabine pour pouvoir y loger confortablement une jante en 15" maximum. J'ai bien une idée pour ajouter un module d'extension souple pour d'éventuelles grandes pièces plus tard, mais ça attendra... icone smiley wink
Mon plan SketchUp est à télécharger ici.

Construction :

La cabine est fabriquée en aggloméré mélaminé blanc de 15mm d'épaisseur. C'est un choix économique avant tout, je déteste travailler ce matériau : en tout et pour tout 37€ de planches. Et le blanc apporte une luminosité supplémentaire qui est la bienvenue à l'utilisation. Les planches sont collées/visées sur une structure en tasseaux de 27x27mm.

La seule difficulté, c'est l'"entonnoir" en bas, dans lequel le media est recueilli : pour que l'assemblage soit précis, il faut réaliser des découpes d'angles précises à la scie circulaire... Pour me faciliter la tâche, j'ai imprimé les angles sous SketchUp (en virant l'effet perspective pour avoir une projection parallèle) en format A4 (voir photo) : il n'y a plus qu'à poser la circulaire dessus, et à l'oeil aligner la lame sur l'angle imprimé. J'étais moi-même surpris de la précision de la méthode, mon assemblage n'était pas parfait, mais pas loin! Par contre, l'un des angles était trop grand pour ma circulaire : j'ai du coller temporairement une lamelle de bois sous la semelle de la scie pour atteindre les 55.7° (la scie n'allant pas au delà de 45°). Un peu limite comme méthode, mais ça l'a fait.

Pour l'éclairage, 2 spots hublots (premier prix, 4.95€ chez Casto) avec ampoules 60W.
Le pistolet de sablage vient d'eBay, un modèle à 18.90€ utilisant des buses céramiques standards ; les gants aussi viennent d'eBay, 19.95€. J'aurais pu les fabriquer avec une chambre à air et des gants collés, mais je trouvais le tarif correct.
La vitre est en plexiglas de récupération qui trainait dans le garage : il faut impérativement lui ajouter une feuille de protection transparente remplaçable à l'intérieur, car la vitre s'opacifie rapidement avec les projections.

Au bout du bac de récupération, un bouchon à visser en PVC (collé à l'epoxy) permet de changer le média.
Sur le coté droit de la cabine , un coude PVC en 32mm de diamètre sert à raccorder l'aspirateur. Une paire de crochets vissés dans le flanc de la cabine et un élastique servent à maintenant le tube de l'aspirateur en place ; un élastique supplémentaire, enroulé au bout du tube, assure l'étanchéité au niveau du coude PVC. A l'opposé, coté gauche, sur la porte, un autre bouchon à visser en PVC est installé pour l'admission d'air. Cela crée un courant d'air en diagonale, de gauche à droite, qui garde l'intérieur de la cabine clair, sinon on n'y voit rapidement plus rien du tout. icone smiley wink

Étanchéité :

C'est bien beau de faire une grosse boite, mais encore faut-il qu'elle soit étanche. Pour ça, tous les assemblages jointoyés au mastic silicone (le blanc des salles de bain!) pour l'étanchéité. Tips du jour : un morceau de lame de scie à métaux est parfait pour lisser les joints. icone smiley wink
La porte sur 2 charnières de volet (pentures anglaises LeroyMerlin 1.95€). L'étanchéité est assurée par un double joint caoutchouc autocollant pour fenêtres ; les charnières sont posées en tenant compte de la sur-épaisseur de ce joint...

La fermeture de la porte se fait par 3 tiges filetées avec poignées à visser (poignées en bakélite "récupérées" il y a bientôt 20 ans... sur les fenêtres de mon Lycée. Je savais bien qu'elles me serviraient un jour.). J'y suis peut-être allé un peu fort là, 2 auraient sûrement suffit, mais bon. On serre, ça écrase le joint tout autour de la porte, c'est parfait. Je voulais mettre au départ des "loquets" en métal, mais pas assez solide, pas de réglage possible... J'ai préféré ma solution "maison". icone smiley wink


Rangement :

Bon, elle est bien belle cette cabine, mais mon garage est petit et c'est vite encombrant...
Sauf que j'avais prévu le coup depuis le début, et calculé les dimensions en fonction : elle est prévue pour se ranger au dessus de l'établi!
Enfin, avec une paire de poulies quand même, le bestiau accuse les 20 kilos en ordre de marche!



Premiers tests :

Je n'ai pas réussi à mettre la main sur un morceau de caillebotis métalique pour me faire une grille à l’intérieur de la cabine, donc dans un premier temps les essais se feront avec une simple planche de contre-plaqué comme support pour mes pièces. Ca marche aussi!
Premiers tests effectués en utilisant de la microbille de verre (200-300 microns, source Matthys) à 4.5 bars, sur de l'aluminium (pipe d'admission/échappement de l'Albatross). J'ai fait ça un peu à la va vite, en 10 minutes, sans dégraisser la pièce avant, du coup le média s'encrasse et certaines zones ne reviennent pas bien (substance grasse/caoutchouteuse qui s'étale au lieu de s'en aller)...
Mais pour un premier essai, je suis content du résultat! L'alu ressort mat/satiné, comme neuf!


Conclusions

L'étanchéité de la cabine est parfaite, à part quelques rares microbilles qui passent dans les gants (au niveau du "repli" que j'ai fait pour les fixer sur leurs anneaux), rien ne sort. Woohoo! Il faut par contre penser à filer un coup de soufflette/pinceau en bas de la porte avant d'ouvrir parce que le sable s'accumule à cet endroit durant l'utilisation ; il faudra que je pense à ajouter un petit "plan incliné" à cet endroit.
C'est même presque trop étanche, avec la dépression causée par l'aspirateur, les gants se gonflent malgré l'entrée d'air sur la porte. Et si je bouche cette entrée d'air, les gants deviennent tellement gonflés qu'ils sont rigides! Je vais surement ajouter une seconde entrée d'air pour limiter cet effet.
Par contre, comme je m'y attendais, mon petit compresseur 100L/3cv est un peu limite : il tourne beaucoup, il faudra prévoir de faire des pauses pour le soulager... Ou trouver un plus gros compresseur.
La soufflette à l'intérieur : mauvaise idée, le système de connexion rapide de l'air comprimé se grippe avec les microbilles. Donc soit on installe un Y pour avoir la soufflette connectée en permanence, soit on se contente de tirer un peu le tube d'alimentation en sable à l'air libre, pour transformer le pistolet de sablage en grosse soufflette... C'est cette seconde solution que j'ai finalement choisie! icone smiley laugh

Quelques liens dont je me suis inspiré pour faire ma cabine, des bons conseils, des idées, des plans... A lire si vous voulez vous aussi vous lancer dans ce type de réalisation :


A suivre :

Bientôt, des essais de dérouillage en remplaçant les microbilles par du corindon (va y avoir du sport!). Je posterai les résultats ici même dans cet article... Et peut-être la création d'un séparateur de poussières cyclonique (façon "Dyson") comme vu ici, ici, ou encore ici.
À suivre...
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Atelier : Établi

Posté le 18/10/2011 à 14:13
Dernière grosse étape dans la rénovation du garage, la réalisation d'un établi qui tienne la route.

Le cahier des charges était simple : solide pour pouvoir taper dessus et poser des moteurs complets sans que ça bronche, plus haut que la normale parce que je suis grand et que je me casse le dos sur les établis standards, ajusté au mieux pour optimiser la place (ça reste un box en sous-sol, la place est comptée!) et évidemment... pas trop cher. icone smiley laugh
Bref, sur mesure obligatoire, d'autant que le sol n'est pas bien plan, donc tous les pieds ont une longueur différente pour s'adapter aux variations...
J'ai commencé par les deux supports aux extrémités (en bastaing 62x75mm), pour avoir une référence ; les 2 sont alignés de niveau très précisément en utilisant l'arme ultime pour ce genre de situation : un niveau à eau, redoutable icone smiley wink.
Une fois les deux extrémités fixées aux murs de niveau, je pouvais poser une règle de maçon dessus (en fait, deux règles assemblées avec des serre-joints) pour mesurer les longueurs de chacun des pieds intermédiaires. Regardez les photos, c'est plus parlant. icone smiley laugh
Les pieds sont assemblés chevillés-collés. Le collage se fait en fixant le tout contre une planche de mélaminé le temps du séchage : le serrage est assuré par une sangle à cliquet, les serre-joints servent à garder l'ensemble d'équerre et dans le même plan.
Les tiroirs sont simplement des caissons de rangement trouvés chez Castorama (ce modèle). Une fois débarrassés des 2 languettes de bois qui servent à les empiler, ils glissent nickel sur la planche placée en dessous (aggloméré mélaminé 19mm).
Par dessus, un plan de travail de cuisine en 58mm d'épaisseur (le maximum que j'ai pû trouver), et hop!
J'aurais préféré un vrai plan de travail massif fait à partir de madriers assemblés, mais je n'ai ni la place, ni le temps, pour entreprendre ce genre de réalisation. Ce sera pour le jour où j'aurai un vrai atelier! icone smiley wink
J'ai modifié l'éclairage par rapport au plan d'origine : les halogènes fixés au mur du fond éblouissaient plus qu'autre chose... Et risquaient de gêner le rangement d'objets encombrants au dessus (et comme j'ai un projet en tête...).
Les 4 casiers en métal sous l'établi sont de la récup' (on trouve de tout dans les poubelles hein!), et coup de bol ils rentrent tout juste sous les tiroirs. Juste en dessous de l'étau, on devine l'embase du support moteur VW, fixée sur le coté du pied de l'établi.

Bon, bonne chose de faite, je commençais à en avoir assez là. icone smiley laugh
Je sais, il ressemble à un laboratoire mon garage maintenant, on est bien loin de ce que c'était au départ (cliquez pour voir "l'établi" avant : ), mais j'aime bien travailler au propre moi... Chacun ses TOC hein??
J'vais pouvoir commencer à bosser serieusement maintenant... icone smiley wink
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Atelier : Garage project, la rénovation

Posté le 26/07/2011 à 00:05

Acte 1 : les murs...

Bon, alors, pour ceux qui n'ont jamais essayé, peindre du parpaing, c'est l'enfer. Surtout avec près de 50 ans de crasse incrustée dedans... icone smiley wink
J'ai peint les murs en utilisant une peinture qui est en fait une sous-couche... Son blanc est bien suffisant pour un garage, et surtout, elle était en promo. icone smiley laugh
C'est donc la peinture acrylique blanche multi-usages Jullien "Multifond 2" que j'utiliserai. Première couche passée au pistolet HVLP avec une dilution à 50% (c'est limite pour la cohésion du produit, mais ça passe). Le pistolet est bien pratique pour la première couche, ça va au fond des aspérités du parpaing, le souffle chasse la poussière (malgré le brossage préliminaire - masque obligatoire!) et décroche les "gravillons" instables à la surface (qui pourrissent un rouleau en mois de 2 minutes si on attaque directement...).
Une seconde couche au rouleau permet de bloquer le fond. Et une troisième couche de finition, très grasse, le rouleau chargé à mort (limite façon enduit!), pour avoir un rendu vraiment blanc uni.
Au final, 2 pots et demi de 10L ont été nécessaires pour une surface peinte de 45m² (murs+plafond), alors que chaque pot était donné pour 96m²... Ça boit le parpaing!
C'est long, très long, de peindre du parpaing... Tenez vous le pour dit si vous devez attaquer un tel chantier, on y passe beaucoup de temps si on veut un beau résultat...

Acte 2 : le sol...

Mon sol était maculé de graisse (voir article précédent), j'ai voulu le nettoyer en utilisant une meuleuse à béton. L'idée est d'enlever 1mm d’épaisseur à la surface de la dalle pour retrouver un support sain... J'ai loué la bécane chez Loxam, cf. photo ci-dessous.
Bon, honnêtement, ce serait à refaire, je ne pense pas choisir cette solution. La poussière générée est hallucinante, genre au bout d'une minute d'utilisation ma visibilité s’arrêtait à mes coudes! Je ne voyais même plus mes mains! Obligé d’attendre que la poussière retombe avant de pouvoir continuer... En plus cette poussière super fine s'insinue partout, ça a maculé l'ensemble du sous-sol de l'immeuble, d'où plaintes des voisins, bref, Armageddon! icone smiley laughicone smiley laughicone smiley laugh
En plus, j'ai découvert que le sol de mon garage n'était pas parfaitement plan, du coup la meuleuse ne pouvait aller dans certains creux... Enfin bref, j'ai quand même pû nettoyer 90% de la surface.

Le traitement ensuite, ça a été :
  1. Lessivage à l'acide ("Shampooing sol ciment/béton V33"), passé à la serpillière.
  2. Rinçage à la serpillière aussi (2 fois).
  3. Une couche de "primaire d'adhérence spécial ciment/béton V33".
  4. Enfin, 2 couches de "peinture sol V33 trafic extrême gris clair U133/A".
Et voila le résultat :

Acte 3 : l'électricité...

Je suis pas électricien mais je m'en suis pas troooooop mal sorti...
4 néons au plafond, 3 halogènes au fond au dessus du futur établi, tout le circuit câblé en 2.5mm² rigide sous gaine IRL (avec une tétrachiée de coudes et "té" pour faire clean), 3 prises, 2 inters, et un vrai tableau électrique pour sécuriser le tout.
Ouf!
Voila où j'en suis maintenant : c'est quand même le jour et la nuit par rapport à avant... Lumineux, propre, avec plein de rangements! Bon, OK, c'est encore un peu fouillis sur ces photos, j'ai pas encore tout organisé! icone smiley wink
Par rapport au plan d'origine (cf. Sketchup article précédent), j'ai déplacé le panneau porte-outils : plus accessible, plus pratique, et plus facile à installer à cet endroit plutôt qu'au dessus de l'établi.
Prochaine étape : l'établi! icone smiley wink
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Atelier : Garage Project

Posté le 14/07/2011 à 01:08
Je bricole dans ce garage depuis plus de 15 ans maintenant...
Le sol en béton brut est gras à cause de l'huile et du liquide de frein renversés toutes ces années ; le béton absorbant le gras, c'est innettoyable. Le sol et les murs en parpaings génèrent de la poussière en permanence, le circuit électrique fait peur, les étagères menacent de s'effondrer, l'éclairage insuffisant...
Bref, si je veux pouvoir bosser l'esprit tranquille, il est temps de faire un grand coup de propre ici.
Comme dirait Murtaugh dans l'Arme Fatale : "I'm too old for this shit". icone smiley laugh
Avantages :
  • Surface légèrement supérieure à la moyenne : 17m2
  • De plain-pied : pas de rampe pour accéder, c'est au même niveau que la rue. Pratique pour le KG droppé, ou la remorque de l'Albatross.
  • Puit de lumière au fond : le box se situe sous le parking de l'immeuble, et des grandes vitres au fond apportent un peu de lumière naturelle, ainsi qu'un espace supplémentaire de rangement.
  • Alimentation en électricité.
  • A 5 minutes à pied de chez moi.
Inconvénients :
  • Sous-sol d'immeuble : limitation pour le bruit et les rejets (vapeurs de peinture, Kärcher : impossible).
  • Le goudron du parking se trouvant juste au dessus de la dalle du plafond, en plein été le garage devient un four...
  • Voisinage : les p'tits vieux du coin ont formé une espèce de milice pour surveiller les allées et venues dans le sous-sol ; du coup, dès que je fais un peu de bruit ou de poussière, je me fais emmerder... Les joies de la copro. icone smiley sad
  • Pas d'arrivée/évacuation d'eau.
  • Murs inter-boxs en parpaing 5cm, difficile d'y accrocher des étagères vraiment solides.

Le tableau n'est pas tout rose, mais bon, dans l'immédiat je n'ai pas de meilleure solution. icone smiley laugh

Le projet : Solutions / optimisation de l'espace:

Comme d'habitude, Sketchup est mon meilleur ami. icone smiley laugh
Au programme :
  • Peinture blanche murs et plafond, pour gagner en luminosité et limiter la poussière.
  • Peinture grise au sol pour la propreté... Ca va être coton de peindre sur ce support!
  • Une longue étagère de chaque coté, quasiment sur toute la longueur du garage, 30cm de large, en multipliant les équerres pour répartir la charge. L'étagère étant à plus d'1m85 de haut, je passe dessous sans avoir à baisser la tête.
  • Etagère 5 tablettes à l'entrée, pour optimiser ce recoin. C'est du Castorama (voir ici), 5 étagères de 90x40, hauteur totale 180cm, fait pour des charges lourdes (jusqu'à 80kg/tablette... J'me méfie quand même!!).
  • Établi fait maison, pieds en bastaing pin de 60x73mm. Le sol n'étant pas du tout plan, je pourrai récupérer les variations avec la hauteur de chaque pied. Plan de travail de cuisine (mélaminé) le plus épais possible, avec 4 "tiroirs" en dessous (en fait, des caisses en bois 40x60x15cm de chez Casto aussi, voir ici).
  • Le compresseur se cache sous l'établi, dans l'alignement du tour. Pas idéal pour sa ventilation, mais je pourrai toujours le sortir facilement s'il doit tourner en continu. Enrouleur de tuyau pneumatique et prise électrique juste au dessus, enfin de l'air comprimé sans avoir à chercher tuyau et rallonge...
  • Électricité aux normes, avec tableau électrique, circuit sous gaine, 2 prises coté établi, une coté entrée.
  • 4 néons 1m20 au plafond pour un bon éclairage, plus 3 halogènes 150w au dessus de l'établi au fond.


Bon, ben voila le projet... Y'a plus qu'à hein... icone smiley wink
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Tour à métaux Crouzet-Valence VM125

Posté le 30/03/2011 à 13:28
Pour démarrer le dossier "atelier", voila quelques photos du petit dernier... icone smiley laugh

Je cherchais depuis longtemps un tour à métaux, mais d'une part ce sont des machines très recherchées (les prix s'envolent), et d'autre part si l'offre est généreuse dans le nord du pays (passé industriel oblige), c'est loin d'être le cas ici, dans le Sud-Est. Et comme on parle de machines qui pèsent lourd, la distance est un paramètre important.

Après des mois de surveillance des petites annonces, je finis par trouver mon bonheur sur eBay : un tour Crouzet-Valence VM125, du milieu des années 50!

Et vous voulez savoir le meilleur? Le vendeur se trouvait à 10 minutes de chez moi, et il me l'a gentiment livré (merci encore Fabien) avec sa remorque tractée par sa Jeep 1944 (!)... Le tout pour 200€! icone smiley laugh
Hauteur de pointe 125mm (donc diamètre sur banc 250mm) : ça limite un peu son spectre d'utilisation, adieu tambours et volants moteurs. Entre pointes 400mm, pas assez pour un arbre d'hélice, mais largement suffisant pour mes besoins. Possibilité de fileter et charioter grâce à un entrainement par vis-mère (d'où le nom "VM") et une boite Norton ; avec même un système d'arrêt automatique, bien pratique pour les filetages qui doivent s’arrêter net. À voir à l'usage.
Un beau bébé qui approche quand même les 400kg sur la balance (merci les potes pour décharger), mais avec un encombrement limité à 120x50cm au sol : le petit tour dont je rêvais depuis des années!
Aaaaaaaaah, si je l'avais eu pour fabriquer mon sous marin...icone smiley wink

Donc voilà la bête. Beaucoup de nettoyage à prévoir, pour le moment que des bonnes surprises sous les couches de graisse, il est en globalement très bon état (les rails du banc ont souffert de la corrosion, mais rien d'irrémédiable).
Je n'ai pas encore tenté de le faire tourner, il me faut un variateur 380V pour ça... A suivre bientôt!
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Atelier : Bienvenue au Garage!

Posté le 26/03/2011 à 02:05
Récemment, je lançais un appel à l'aide pour trouver un atelier où bosser tranquillement...
J'ai eu des retours (merci à vous tous, vous vous reconnaitrez!), mais rien de probant : au choix, trop petit et trop cher, ou alors carrément trop loin...
Donc, on revoit les objectifs à la baisse, on "se la met sur l'oreille", on fait avec ce qu'on a, en attendant probablement un jour prochain de quitter la région pour aller là où on n'a pas besoin de vendre ses organes pour un mètre-carré de garage (j'ai beau être chauvin et adorer ma région, quand même, c'est devenu n'importe quoi de ce point de vue là).
En plus, voir le Fabbe restaurer son ovale dans un micro-box (grand respect, Boss!), ça m'a aussi fait remettre les choses en perspective...

Conclusion, j'ai décidé de remettre en état le garage dans lequel je bricole depuis 15 ans... Au programme, gros rafraichissement, optimisation, nettoyage par le vide, nouveaux outils, réquisition d'un partie du box de mon père (juste à coté) pour stocker des pièces... Et puis je vous montrerai aussi ce que je me suis organisé l'hiver dernier, pour travailler au chaud chez moi. Bref, pas l'idéal, mais ça redonne un peu de motivation, je n'avais vraiment plus le cœur à mettre les mains dans la graisse dans ces conditions. icone smiley wink
Voila, une nouvelle section "Atelier" débute sur ShamWerks, autour de l'aménagement d'un local : Bienvenue au Garage!
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Terrasse Project : Résultat et Conclusions

Posté le 07/11/2010 à 14:17

Bon, même s'il me reste quelques bricoles à fignoler, il est temps de jeter un oeil sur le Terrasse Project terminé...
Voila, donc, en photos, le résultat final! (cliquez ici pour voir l'état "avant").



Cela fait maintenant plusieurs mois que la terrasse est terminée, les decks ont déjà passé un hiver et un été complets... J'ai donc un peu de recul sur les choix que j'ai pu faire.

Construction

Ca aura été plus de boulot que ce que j'avais initialement imaginé! icone smiley wink
Si vous vous attaquez à un projet de ce type, et que vous êtes un peu pointilleux comme moi, ne vous attendez pas un un "weekend project".
Rien que pour ce qui est du vissage : au total, près de 1000 vis y sont passées! Dont la grande majorité nécessitait un trou fraisé auparavant, ajusté au millimètre pour que le rendu soit nickel... Tout ça ne demande pas d'énormes compétence, est est à la portée de tout bricoleur un peu outillé ; par contre, cela prend du temps, beaucoup de temps, pour que tout s'aligne correctement.

Du choix lames avec rainures vers le haut

Les lames de terrasse en bois exotique comportent, généralement, deux faces. L'une est soit lisse, soit légèrement structurée pour la rendre antidérapante. L'autre face présente de profondes rainures dans le sens de la longueur, dont le but premier est à ma connaissance de faciliter le séchage du bois à cœur, et d'éviter que la lame ne se fende.
Bien que cela ne soit pas prévu ainsi, j'ai choisi de poser mes lames avec cette face "verso" vers le haut. Un choix purement esthétique, les rainures profondes ayant un aspect plus graphique (...) à mes yeux.
Je craignais deux choses : d'une part, le risque d'échardes, à cause de l'angle droit au bord des rainures... Mais après un an exposé aux intempéries, tout va bien, pas d'écharde en vue, ouf!
Je pensais aussi que les rainures risquaient d'être difficiles à nettoyer (genre aiguilles de pin, etc). Il n'en est rien, ça se nettoie très bien au jet d'eau, du moment que les rainures sont bien alignées d'une lame à l'autre.

Par contre, ce que je n'avais pas vu venir, c'est la difficulté d'application des produits de protection (huile ou saturateur). Pour un rendu impeccable avec ces produits, il faut en essuyer l'excédent avec des chiffons après une courte période d'imprégnation... Et essuyer au fond des rainures, c'est pas une partie de plaisir! icone smiley wink
Je ne regrette pas mon choix pour autant, ce type de traitement ne se faisant qu'une à deux fois par an...

Traitement

J'ai fait le premier traitement à l'huile Starwax : j'étais satisfait du résultat, aspect mat/huilé et bonne résistance à la pluie qui perle à la surface du bois.
Mais un spécialiste m'a dit que pour les terrasses (surfaces horizontales), il valait mieux utiliser un saturateur, et réserver l'huile au mobilier bois... Dont acte, printemps 2010, j'ai tout traité au Saturateur terrasses V33.
Le résultat est bien moins chaleureux qu'à l'huile, aspect brillant, "plastifié". La protection est impeccable, c'est vrai, mais je pense que je reviendrai à l'huile l'année prochaine...

De l'utilisation du bois exotique

C'est un choix que j'ai fait, dont je comprends qu'il est écologiquement discutable ; la mode occidentale pour les bois exotiques accentue les ravages de la déforestation des forets primaires...
Renseignements pris auprès du vendeur, ce bois serait issu de forêts gérées pour une exploitation durable (label FSC, soutenu notamment par Greenpeace et WWF), tous les arbres abattus étant replantés - la GSB où je me suis fourni prêtant une attention particulière à l'origine de ces produits.
J'ai donc tenté de prendre des précautions... Mais je ne suis pas dupe non plus, je sais combien la corruption dans ces pays émergents (BRIC) permet d'obtenir les papiers officiels pour l'exportation de ces essences.
Reste de toutes façons la problématique d'utiliser des produits venant de l'autre bout du monde, dont le transport a une empreinte carbone non négligeable ; mais je ne voyais pas vraiment d'alternative...
J'aurais pu utiliser du "bois composite", mais je doute que sa production se fasse en Europe ; sans parler de l'immonde toucher "plastique" de ces produits.
Sinon, il existe bien des essences de bois européennes, imputrescibles elles aussi ; malheureusement, elles ne sont pas distribuées au grand public, il est très difficile de mettre la main dessus... icone smiley sad
Bref, j'ai fait pour le mieux, en essayant de limiter la casse, mais j'ai bien conscience que ma solution n'est pas parfaite.

Coût

Je n'ai pas gardé toutes les factures (j'aurais dû!), mais j'estime le cout du projet complet aux alentours de 2300€, en matériaux seulement (hors outillage). Le poste le plus important est bien sûr le bois : à 17€ la lame d'almendrillo, ça va vite...

Voici en gros, "à la louche", les postes de dépense les plus importants :
  • 960€ : Lames d'almendrillo
  • 200€ : Lambourdes
  • 150€ : Quincaillerie
  • 240€ : Bacs bambous
  • 230€ : 6 plants de bambous
  • 180€ : 3 panneaux bois pour la séparation pare-vue
  • 240€ : 2 érables
  • 120€ : Matériel jardin japonais

Si vous attaquez ce genre de projet, budgétez "large", on oublie toujours des éléments, et cela peut chiffrer vite (ex: la quincaillerie, géotextile, produits de traitement, etc.)...

De la sécurité sur ce type de chantier

Un mot sur la sécurité : l'emploi de lunettes de sécurité et de gants va sans dire, évidemment. Mais ce genre de chantier où l'on utilise beaucoup la scie circulaire (dans un bois dur de surcroit), produit de grosses quantités de poussière de bois très fine. Poussière que vous n'avez pas du tout envie de respirer!
Pour ma part, j'utilise un masque à cartouches 3M , qui est agréable à porter (pas trop lourd, on fini par l'oublier) et dont la jupe caoutchouc reste bien étanche sur le visage. Oubliez tout de suite les petits masques papier avec 2 élastiques, qui ne protègent de rien du tout... Le plus difficile, finalement, est de trouver une paire de lunettes de sécurité qui soit portable en même temps que le masque!
Pour ceux d'entre-vous qui parlent anglais, il y a une excellente vidéo sur le sujet sur TheWoodWhisperer.com.

Dernier détail : j'utilise des bouchons mousse (jetables) pour protéger mes tympans. Le confort de travail est incomparable : le bruit de la circulaire ne vous pourrissant plus les oreilles, vous pouvez travailler à l'aise, en prenant votre temps. Et vous évitez du même coup le sifflement aigu dans vos oreilles en fin de journée!

Je sais, je suis très "sécurité sécurité", mais gardez à l'esprit que circulaire et défonceuse font partie de cette famille d'outils qui vous allègeront d'un doigt ou deux en moins de deux secondes et sans arrière pensée. Votre meilleur allié, c'est votre bon sens: ne faites pas n'importe quoi avec ces jouets là, respirez un grand coup avant de mettre une circulaire en route (et ne le faîtes pas si vous êtes fatigué, c'est là que les accidents arrivent), vérifiez où son fil passe, où sont vos doigts, si la pièce à couper est stable et le restera en fin de coupe, etc... On n'a que 10 doigts, 2 yeux, et autant de tympans, hum?

En savoir plus

Quelques liens à étudier avant de se lancer :
  • Autoconstruction.info : ce site propose au téléchargement (payant) différents dossiers. J'ai investi 24€ pour avoir celui traitant des terrasses bois. Très bien documenté, beaucoup d'informations, une vraie mine de renseignements, je n'ai pas regretté mon achat (pub gratuite! icone smiley wink)

  • TheWoodWhisperer.com : (en anglais) site généraliste sur la menuiserie/ébénisterie. Beaucoup de vidéos, très bien faites, sur la construction de meubles, l'outillage, la sécurité... Plein de tours de mains à apprendre. Incontournable.

  • WoodGears.com : (en anglais) autre site généraliste sur la menuiserie, beaucoup de vidéos. Tours de main, machines et mécanismes en bois, nouvel article chaque lundi.


Et beaucoup d'autres, bien sûr. Google est votre ami.

Je vous laisse, j'ai un canapé qui m'attend dehors.
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Terrasse Project : Jardin Japonais Tsuboniwa Karesensui

Posté le 04/11/2010 à 16:18

Oui, bon, je sais, "jardin" est un bien grand mot pour un carré de 1,5m de coté... Mais bon, je tenais à avoir un petit bout de Tsuboniwa Karesensui, ce que l'on appelle communément un "jardin sec" ou "jardin zen". icone smiley wink

Coté construction, rien de bien compliqué. Juste quelques morceaux de lambourdes rescapés de la construction de deux decks (loggia et lounge), coupés aux dimensions et assemblés ensemble avec quelques vis à bois... Seul détail imprévu, une encoche pour que le cadre s'ajuste parfaitement contre le pare-vue. Rien qu'une scie sauteuse et un ciseau à bois ne peuvent régler en 5 minutes...
Le cadre obtenu est recouvert de deux couches de lasure. L'objectif est évidemment de protéger le bois, mais aussi de donner au cadre une teinte proche des deux decks et du ponton l'entourant.

Un fois le cadre en place, j'ai agrafé un tissu géotextile pour couvrir le fond. Le but est que le poids des graviers qui viendront par dessus aide à plaquer le cadre au sol. Sans ça, le sol n'étant pas parfaitement plan, j'aurais rapidement eu des graviers se glissant sous le cadre...
A propos des graviers, il est impératif de les rincer abondamment avant de les mettre en place, en frottant les uns contre les autres dans les sacs ils produisent beaucoup de poussière, qui ne demanderait sinon qu'à pourrir la terrasse la première pluie venue...
Et donc, voila le résultat... non définitif. icone smiley wink
Les photos ci-dessus sont à voir comme "work in progress", l'arrangement de l'ensemble étant juste un premier essai...
Il devrait y avoir plus tard une "triade bouddhiste" de granit, une "rivière" en paillettes d'ardoise, et peut-être une "île tortue" couverte de mousse... Le morceau de bois flotté, récupéré sur la plage près de chez moi un lendemain de tempête, n'a rien de traditionnel, mais j'aime bien. icone smiley laugh
A suivre, l'évolution sera pour le printemps prochain!
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Terrasse Project : Ponton entre Decks

Posté le 30/06/2010 à 02:08
Terrasse Project : Ponton entre Decks
Etape suivante, le ponton reliant les deux decks. A l'origine, mes premiers plans prévoyaient une simple marche qui aurait couru le long du premier deck... Mais finalement, l'idée d'un ponton était plus originale, et s'intégrait mieux dans l'ensemble.

Sur la photo de droite, le bois utilisé pour fabriquer la structure. Bon, je dois avouer, j'ai une certaine tendance à sur-dimensionner mes poutres (Kétèb généreux, pour ceux qui connaissent la référence); les principales faisant 11cm de coté (épicéa autoclavé), on doit pouvoir monter à 15 sur le ponton sans qu'il bronche ; c'était mon but, je ne voulait surtout pas d'un truc branlant.

Le dessus du ponton fait 79cm de large. Cela a été imposé par la longueur des lames d'almendrillo que j'utilise, pour optimiser chutes : les lames de faisant 240cm, je pouvais en tirer 3 morceaux de 79cm, avec une chute finale négligeable, d'environ 2cm. Ben oui, faut compter la largeur du trait de scie...
Du coup, les dimensions de la structure ont été calculées en fonction de la largeur du plateau, en tenant compte d'un débord d'un centimètre pour l'esthétique.
Pour faire "propre", j'ai réalisé des assemblage à mi-bois pour la structure. La technique est simple, en utilisant une scie circulaire : on règle précisément la profondeur de coupe en fonction de la partie à supprimer (cf. marquage sur la première photo ci dessous). Ensuite, on fait une série de coupes à quelques millimètres d'intervalle (photo 2) ; les morceaux restant cassent facilement, sont arasés au ciseau à bois, puis finition à la râpe (photo 3). Avec l'habitude, cela se fait rapidement et facilement, et c'est bien plus solide qu'un pauvre assemblage à base de vis et équerres... Et puis c'est plus joli, non? icone smiley wink
Après un premier montage à blanc, la structure est assemblée à la colle PU (Poly-uréthane) : c'est une colle qui résiste a l'humidité et gonfle au séchage, comblant les vides et jeux éventuels dans un assemblage. Quelques vis sont ajoutées, mais sont surtout là pour assurer le serrage pendant le séchage de la colle...
La poutre centrale est une lambourde me restant de la réalisation du grand deck ; elle ne supporte en fait quasiment pas de poids lorsqu'on marche sur le deck, l'écartement des 2 poutres principales étant faible et les lames de bonne épaisseur... Son rôle est juste de permettre un vissage des lames au centre, pour éviter qu'elles ne "tuilent" en vieillissant!
Un montage à blanc des pieds montre que l'ensemble de la structure est un poil trop long, juste de quelques millimètres. Ça passe, mais je veux garder un peu de jeu pour prévoir les éventuelles dilatations du bois, je ne veux pas que cela vienne forcer contre mon deck. Du coup, les pieds sont amincis de 6/7 millimètres, toujours par la même technique : une série de traits à la scie circulaire, ciseau et râpe à bois...

Les pieds sont chevillés/collés en place. J'utilise un kit Wolfcraft pour les chevilles : on perce d'un coté, on place les petites pointes en cuivre (voir photo) dans les trous, on ajuste la pièce en face, un coup de marteau et on a les repères précis pour percer la seconde partie...
Ici, les chevilles n'ont qu'un rôle limité dans la solidité de la liaison : avec une telle surface de contact, la colle PU est indestructible. Par contre, les chevilles permettent d'aligner parfaitement le pied et d'éviter tout glissement pendant le serrage des pièces.
L'ensemble de la structure a bien sûr reçu ses deux couches de lasure, histoire d'être certain que ça ne bougera pas dans le temps (je n'ai pas mis en photo cette étape, ça n'avait pas beaucoup d'intérêt...). Y'a plus qu'à habiller le tout de lames!

Et voila le résultat, pas tout à fait final, il reste encore à passer deux couches d'huile/saturateur pour protéger le tout. Les lames prendront leur teinte définitive après avoir été traitées, et avoir passé quelques semaines au soleil...
Et hop, je vais finir par en voir le bout de ce Terrasse Project! icone smiley wink
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Terrasse Project : Deck Lounge

Posté le 24/06/2010 à 11:52

Je suis bien embêté avec ce post...
J'avais toutes les photos de cette partie de la réalisation sur un portable, dont le disque a décidé de rendre l'âme, sans prévenir.
M'étant déjà fait avoir dans le passé, je fais des sauvegardes régulières... Mais je venais tout juste de transférer ces photos là depuis mon appareil, donc pas de sauvegarde! icone smiley sad

Du coup, je ne peux vous proposer qu'une représentation 3D de la technique employée, et des photos du résultat final... Qui sait, je finirais peut-être par m'offrir les services (très chers) d'une société de récupération de données, et je pourrais finalement vous montrer de vraies photos... Appel aux lecteurs de ShamWerks : si vous avez un bon plan, je suis preneur! icone smiley wink
En avant... Voila la situation à ce moment là du travail. Les bacs pour mes bambous au fond, juste devant la séparation en bois (cf. articles précédents : [Pare-vue/séparation en bois] et [Bacs à bambous]).

Les dalles sont posées sur un lit de sable : j'ai commencé par les retirer sur un carré de 3 x 3mètres. Comme elles font 50x50cm (pour 4cm d'épaisseur), cela fait 36 dalles à mettre de coté.
Le sable laissé à nu est alors bêché, en y incorporant un peu de ciment : ça le stabilisera, évitant que la pluie ne fasse bouger l'ensemble par la suite. On n'ajoute pas d'eau à ce moment là : l'humidité du sol, au fil des semaines, suffira à faire prendre le ciment.
Le tout est finalement mis de niveau et damé. Pour mettre toute la surface de niveau, j'ai enfoncé dans le sable (parfaitement de niveau, moins 1 centimètres par mètre de pente pour l'évacuation de la pluie), 3 lambourdes, espacées d'un mètre. Ensuite, en tirant une règle de maçon perpendiculairement par dessus, on met tout à niveau simplement et rapidement.
Pour réhausser un tel deck, on utilise généralement des parpaings. Pour recycler les matériaux sur place, j'ai réutilisé 32 des 36 dalles précédemment retirées. 16 dalles sont coupées en deux (meuleuse d'angle et disque diamant segmenté), 16 autres sont laissées intactes. En empilant les dalles, j'obtiens 8 cm de réhausse, auxquels viennent s'ajouter la hauteur des lambourdes : largement assez pour laisser respirer le bois, et tout juste ce qu'il me faut pour que les bordures du deck puissent être faits avec une lame de dimension.
Les lambourdes sont posées entre elles et les dalles, un feutre géotextile est installé, pour éviter les remontées de mauvaises herbes. L'espacement est calculé pour avoir 50cm maximum de portée entre deux lambourdes.

Bien que ça ne soit pas impératif, j'ai choisi de lasurer mes lambourdes avant leur installation, par sécurité. Je ne fais pas totalement confiance au traitement autoclave de ces pièces de pin bon marché... Notez que les lambourdes ne sont pas fixées sur les dalles, elles sont simplement posées dessus : cela pour que l'ensemble puisse travailler avec les variations de température et d'hygrométrie sans tout déplacer.
Les deux doubles lambourdes sont là pour pouvoir faire la jonction en bout de lames : elles ne font que 240cm de long, il fallait donc pouvoir rajouter un morceau de 60cm...
Pas tout à fait d'ailleurs : j'avais calculé mon coup dès l'achat des lames pour en optimiser l'utilisation, car à 17€ pièce, on évite les chutes! Du coup, je coupe 4 morceaux de 59cm dans une lame de 240cm, pour tenir compte de la largeur de la lame de la scie circulaire... La chute finale fait moins de 2cm de large. icone smiley wink
Je commence la pose des lames depuis le coté "libre" du deck, pour pouvoir recouper dans la longueur la dernière lame, et l'ajuster au mieux contre les bacs à bambous...

L'espacement de 5mm entre les lames est gardé constant en utilisant des petits croisillons en plastique généralement utilisés pour la pose du carrelage.
Les lames tordues sont redressées à la sangle à cliquet lors de la pose.
336 vis plus tard, les 42 lames du dessus sont enfin en place... Il ne reste plus qu'à installer quelques spots LED et à passer deux couches de saturateur sur tout ce petit monde!

Et donc, voila le résultat de ce deck - ci-dessous, les rares vraies photos que j'aie pu sauver!
La photo de gauche, de mauvaise qualité, a été prise avec mon téléphone, de nuit, juste après avoir terminé l'installation...
La lame manquante à gauche est la trappe d'accès au transformateur torique 12V étanche en dessous. On voit encore en haut à droite le stock de bois restant pour faire le ponton...

Ouf... Deck lounge : Check! icone smiley wink
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